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La Zone

Dès la construction de la fortification, les terrains situés au delà des murs, à savoir le fossé et le glacis sont déclarés « zone non aedificandi » (zone non constructible).
La construction d’habitations de quelque nature que ce soit est interdite, de manière à laisser cet espace à découvert pour permettre la défense de Paris. Pourtant, cette zone, couverte de bois, de champs, va connaître un début d’urbanisation, avec l’implantation de « hameaux », souvent occupés par des paysans dont les terres se trouvent à proximité.

Malheureusement, en 1870, les troupes allemandes approchent de Paris. Les autorités décident alors de raser ces hameaux et les bois qui les entourent. Ainsi, les abords de Paris prennent-ils l’allure d’un immense terrain vague d’où rien ne dépasse.
Cette précaution sera inutile car les troupes prusses organiseront le siège de Paris bien au delà de cette zone, à l’abri des pièces d’artillerie parisiennes. Après 132 jours de siège, Paris capitule le 28 janvier 1871, la Commune commence. Elle se terminera dans le sang en mai 1871. Après ces évènements tragiques, la vie reprend de plus belle, et une 2ème phase d’urbanisation commence. La ville de Paris se développe, mais elle se trouve à l’étroit dans ses murs. Toute une partie de la population (la plus pauvre) se retrouve rejetée au-delà des murs, dans cette zone dont le statut n’a pourtant pas changé. Paris se retrouve alors ceinturé par une espèce de bidonville ou se côtoient marginaux, fripiers, chiffonniers...

C’est un véritable capharnaüm de roulottes, cabanes en bois ou en cartons où l’on trouve cependant guinguettes ou cabarets mal famés. Les habitants sont alors surnommés « Zonards », mot passé dans la langue française usuelle.

La zone au delà de notre quartier va très vite se spécialiser dans l’automobile. Ainsi, entre les portes d’Asnières et Maillot, c’est une multitude de garagistes qui vont s’installer.
On y trouve des carrossiers, des ré aléseurs de culasse, des spécialistes des radiateurs, des freins…

Ces garages disparaîtront avec la construction du Périphérique entre 1972 et 1973.

En 1930, une loi permet à la Ville de Paris de construire sur la Zone, à condition de construire dans le même temps, et dans les mêmes proportions, des espaces libres. En 1953, Bernard Lafay (élu du 17ème et ministre) fait voter une loi qui réglemente l’urbanisation de cette ceinture. Elle stipule que « l’on pourra édifier, sur 20% de la surface, des immeubles ou des équipements d’intérêt public en compensant par une surface équivalente d’espace libre sur la zone concernée ou ailleurs dans Paris ». Les effets de ces 2 textes sont aisément visibles lorsqu’on circule sur le Périphérique. En effet, Paris est entouré de stades, espaces verts, groupes scolaires ou gymnases.

Dans notre quartier, nous avons hérité d’un parc des expositions (l’Espace Champerret), de deux écoles d’enseignement supérieur, de deux gymnases, d’une piscine, d’une école primaire, de cours de tennis et de jardins publics (jardin Sainte-Odile, promenade Bernard Lafay…).

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