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L'Eglise Sainte Odile

En 1934, le Cardinal Verdier, Archevêque de Paris, propose à Monseigneur Loutil, curé de St François de Sales, de superviser la construction d’une église supplémentaire dans le 17ème . Monseigneur Loutil accepte, mais lorsque la question du financement de cet édifice se pose, il s’entend répondre que l’Eglise ne déboursera pas un sou pour la construction.

Monseigneur Loutil se retrouve donc, à 71 ans, avec un chantier à réaliser, et pas un sou pour l’entreprendre.
Qu’importe, il mènera à bien sa « mission ».
Alsacien d’origine, il décide de dédier cette église à Sainte Odile, Sainte Patronne des Alsaciens.
La Ville de Paris lui donne le choix entre deux parcelles situées sur la « Zone ». L’une d’elles se situe à proximité des Batignolles, l’autre à deux pas de la Porte Champerret. C’est cette dernière qui est sélectionnée.

Monseigneur Loutil fait alors appel à un jeune architecte de 31 ans, Jacques Barge.
La forme de la parcelle empèche une architecture « classique ».
L’architecte va donc composer avec, et proposer un édifice de style byzantin.
Les travaux commencent en 1935, avec des fonds de généreux donateurs, et les droits d’auteur de Monseigneur Loutil, homme d’Eglise, mais aussi homme de lettres, connu sous le nom de Pierre l’Ermite.

Monseigneur Loutil participe activement aux travaux en charriant lui-même matériaux et gravats.
En 1936, les travaux sont stoppés suite au front populaire.
Les travaux sont de nouveau stoppés au début de la guerre. Ils reprendront sous l’occupation, dans des conditions souvent très difficiles. Ainsi, le coq du clocher (gros comme un poney !) fut-il installé de nuit, pour éviter que les allemands ne le saisisse, pour le fondre. L’église a souffert des combats de la Libération, puisque des collaborateurs, pourchassés par des FFI, se réfugièrent dans le clocher. Le clocher fut alors copieusement mitraillé, et le coq pris quelques impacts de balles, ce qui nécessita son remplacement par la suite.

Jacques Barge fut secondé dans sa tâche par 3 artistes :
François Decorchemont, maître-verrier, travailla les 5 tonnes de cristal teint dans la masse dont sont composés les vitraux.
Anne-Marie Roux-Colas sculpta la façade, les bas-reliefs sous les verrières et la statue de la Vierge dans l’église.
Enfin, Robert Barriot sera chargé de réaliser le retable.

Il s’agit d’une oeuvre monumentale, composée de 7 panneaux en émaux, les plus grands réalisés d’un seul tenant au monde :
3,20 M de haut sur 1,00 M de large chacun.
Cette composition a nécessité la construction d’un four spécial dans la crypte de l’église.
Quant aux cloches, prêtes en 1941, elles passèrent toute la guerre cachées dans des tonneaux, dans une ferme près de Chartres. Elles sont au nombre de 3, et pèsent 2100, 900, et 450 Kg. Le clocher abrite aussi un carillon composé de 23 cloches de 22KG à 282 Kg.
Le 17 novembre 1946, l’église est enfin achevée (enfin presque, car les cloches ne seront installées qu’en 1949 !).
Conçue à l’origine pour être un lieu de pèlerinage pour les alsaciens, l’église, sous la poussée démographique du quartier, devient paroisse le 19 avril 1953. Monseigneur Loutil décède le 18 mai 1959, à l’âge de 96 ans !

L’histoire de ce monument est d’une incroyable richesse. Difficile de tout vous raconter ici. Je dois vous avouer que je la regarde d’un œil différent depuis que je connais son histoire.

Il semblerait que la paroisse envisage d'organiser des visites, renseignez-vous. Sinon, je vous conseille le site suivant : Historique de Sainte Odile

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